L’Union européenne appelle à un accord international ambitieux sur le climat à Copenhague
L’Union européenne réitère son engagement vis-à-vis d’un traité international ambitieux sur le changement climatique, global, juridiquement contraignant et portant sur la période post-2012. La troïka européenne – Suède, Commission européenne et Espagne – se félicite des progrès accomplis lors des discussions sur le climat, lesquelles s’achèvent aujourd’hui à Barcelone et constituent une base mieux conçue dans l’optique de l’adoption d’un accord international ambitieux lors de la conférence des Nations Unies sur le climat qui aura lieu du 7 au 18 décembre, à Copenhague.
Photo: Charlotte Nording Gabrielsson/Regeringskansliet
The chief negotiators from Spain, Sweden, the EU Commission; Alicia Montalvo, Anders Turesson and Artur Runge-Metzger
Discussions sur le climat, Barcelone: les négociateurs Montalvo(ES), Turesson(SE), Runge-Metzger(CE)
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Anders Turesson, responsable suédois et Président du groupe de l’UE, a déclaré :
« L’objectif de l’Union européenne est de parvenir à un traité international sur le climat, à la fois global, juste et juridiquement contraignant, qui englobe tous les pays et dont l'ambition soit de maintenir le réchauffement de la planète en dessous du seuil des 2°C dépassant la température de la période préindustrielle ».
« Il est essentiel que nous parvenions à un accord ambitieux à Copenhague, qui couvre tous les éléments clés contenus dans le Plan d’action de Bali. Les nations du monde entier doivent faire un pas important les orientant vers un avenir à faible teneur en carbone. Copenhague sera un moment crucial ».
Artur Runge-Metzger, responsable en chef des négociations pour la Commission européenne, a ajouté :
« Le rythme des négociations a déjà accéléré ici à Barcelone ; des progrès substantiels ont été accomplis dans l’harmonisation du texte, mais le chemin est encore long avant d’arriver à un traité digne de ce nom. Nous devons admettre que les espoirs premiers que nous nourrissions pour Copenhague pourraient de pas être réalisés.
Le résultat minimum requis à Copenhague doit être une convention-cadre sur les volets essentiels du nouveau traité ainsi qu’une date-butoir pour sa mise en œuvre. L’accord doit inclure des engagements ambitieux de réductions d’émissions par les pays industrialisés, les États-Unis inclus, des actions appropriées pour juguler la croissance des émissions dans les pays en développement, ainsi qu’un accord financier de soutien à ces derniers, à la fois pour l’atténuation des émissions et pour l’adaptation au changement climatique. L’UE est prête à tout faire pour achever ces travaux dès que possible ».
Alicia Montalvo, responsable des négociations pour l'Espagne, pays à la tête de la Présidence de l’UE au 1er janvier prochain, déclare :
« L’Union européenne joue un rôle moteur dans l’engagement pour la lutte contre le changement climatique, et nous sommes déterminés à jouer ce rôle dans les négociations de Copenhague pour un accord ambitieux, à la fois global et juridiquement contraignant. Le travail technique fructueux qui a été effectué ici à Barcelone constitue une base plus solide sur laquelle des progrès pourront être accomplis à Copenhague ».
Contexte
L’Union européenne fait tout ce qui est en son pouvoir pour aboutir à un traité climatique mondial ambitieux, global et juridiquement contraignant qui empêcherait le réchauffement mondial d’atteindre les niveaux critiques – plus de 2 degrés centigrade au-dessus des températures de la période préindustrielle – évoqués par la communauté scientifique pour le siècle à venir.
Les données scientifiques montrent que ce plafonnement demande, de la part des pays industriels, une réduction d’ici 2020 de leurs émissions de gaz à effet de serre de l’ordre de 25 à 40% par rapport aux niveaux de 1990, et des pays en développement une limitation, d’ici 2020, de l’augmentation rapide de leurs émissions autour de 15 à 30 % sous les niveaux pratiqués du « business as usual ».
L'Union européenne s’est engagée unilatéralement à réduire son empreinte carbone d’au minimum 20% d’ici 2020 ; elle met déjà en œuvre cette réduction par le biais d’un train de mesures réglementaires qui sont passées en force de loi plus tôt cette année et un programme ambitieux d’amélioration de l’efficacité énergétique.
L’UE s’est déclarée disposée d'aller jusqu'à une réduction d’émissions de l’ordre de 30% si tous les pays industriels s’engageaient collectivement à des réductions du même ordre et si les pays émergents contribuaient de manière appropriée à un accord mondial sur la base de leurs capacités et leurs responsabilités respectives.
L’UE reconnaît qu’une augmentation non-négligeable de financement additionnel public comme privé serait nécessaire afin d’aider les pays en développement dans la mise en œuvre de stratégies d’atténuation du changement climatique et d’adaptation à celui-ci.
En assumant un accord climatique ambitieux, l’Union européenne s’engage à contribuer sur la base d’une part juste estimée entre 22 et 55 milliards d’euros dans le financement public international que les pays développés seraient redevables annuellement jusqu’en 2020. Tous les pays, à l’exception des pays les moins avancés, devraient contribuer au montant total au moyen d'une clé de répartition mondiale approuvée par tous et établie sur la base de leurs capacités de financement et de leur empreinte carbone. Les niveaux d’émission devraient être affectés d'un coefficient de pondération important dans cette clé, qui s’accroîtrait avec le temps.
L’Union européenne s’est également engagée à fournir sa part juste dans le financement de « démarrage rapide » indispensable pour aider les pays en développement à renforcer leurs moyens de lutte contre le changement climatique, financement estimé entre 5 et 7 milliards d’euros annuels pendant trois ans.
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Publié le
06 novembre16:15
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